INTRODUCTION
Traduire un texte ou un ouvrage c’est faire passer un ouvrage, un texte, etc., d'une langue ou d'un langage dans un autre. Selon Oluwafisan (1999 : 60) : « traduire c’est essentiellement un changement de forme ». D’après Larson, quand « on parle de la forme d’une langue, on se réfère à ses mots, syntagmes, phrases, paraphrases » ; traduire implique donc remplacer la forme de la langue de départ, par celle de la langue d’arrivée. Ce remplacement passe obligatoirement par la structure sémantique car c’est le sens, la sémantique, qui se remplace et qui devait rester constant.
Pour Thierry et Lemonnier-Texier (2011) :
Traduire un texte constitue un exercice spécifique qui met en jeu non seulement les compétences du traducteur sur la grammaire, la syntaxe et le lexique des différents segments successifs de ce texte (groupes de mots, phrases ou groupes de phrases), mais aussi la prise en compte de la dimension contextuelle de ces segments et de son impact sur la traduction.
En d’autres termes, il s’agit non seulement de maîtriser les techniques de la traduction.
Ceci dit une bonne traduction doit être basée sur la sémantique car on traduit pour pouvoir faire comprendre et il n’y a pas de communication sans le sens, autrement dit une traduction sans la sémantique est un échec. La traduction essaie d’interpréter le sens d’un texte dans une « langue source », ou « langue de départ », et produire un texte de sens et d’effet équivalent à un lecteur avec une langue et une culture différentes « langue cible » ou « langue d’arrivée ». Jusqu’ici, la traduction est restée une activité essentiellement humaine. Cependant, des tentatives ont été faites pour automatiser et informatiser la traduction (traduction automatique) ou à utiliser les ordinateurs comme support de la traduction humaine (traduction assistée par ordinateur). On distingue entre la traduction pédagogique, pratiquée par les étudiants comme moyen pour apprendre une nouvelle langue, et la traduction professionnelle qui consiste essentiellement à restituer un message dans une autre langue pour faire comprendre le sens de celui-ci à quelqu'un.
Vie de femme, vie de sang est un roman qui époque la réalité depressive que subissent plusieurs femmes africaines dans leurs vies conjugales quotidiennement. La femme africaine est généralement marginalisée et considerée comme une propriété privée chez le mari en Afrique. Azaratou Baboni étale donc ce fleau dans le roman très intriguant. La pertinence des sujets abordés dans cet ouvrage nous a convaincu à concentrer notre travail sur cette oeuvre.
On a choisi de fonder l’essentiel de notre étude sur la théorie Skopos de la traduction ainsi que quelques points de vue de J-P Vinay et J. Darbelnet sur la traduction servant de fondement théorique supplémentaire. Selon Florence Herbulot (2004), la Théorie interprétative, ou Théorie du sens, que l’on appelle aussi parfois Théorie de l’École de Paris, repose sur un principe essentiel : la traduction n’est pas un travail sur la langue, sur les mots, c’est un travail sur le message, sur le sens. Qu’il s’agisse de traduction orale ou écrite, littéraire ou technique, l’opération traduisante comporte toujours deux volets : comprendre et dire.
Pour mener à bien notre étude, on a divisé notre travail en quatre chapitres. Dans le premier chapitre on fera une petite présentation de l’auteur ainsi que de l’œuvre. Au chapitre deux on fera une revue des techniques et procédés de la traduction. Ensuite le chapitre trois portera sur la traduction du roman Vie de femme, vie de sang d’Azaratou Baboni. Enfin dans le chapitre quatre, on fera une analyse stylistique de la version et défis rencontrés.