Évaluation Critique de la Traduction Anglaise de Joel Akinwumi et Kehinde Makinde d’Un Nègre A Violé Une Blonde À Dallas.

₦ 7,500.00
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Introduction

     Depuis deux siècles, l’intérêt dans le domaine de la traduction s’accroit. Ceci se révele dans l’apparition de beaucoup de livres sur la traduction dans le monde. Actuellement, il y a l’avènement de nouveaux journaux et de nouvelles revues sur la traduction, la naissance de nouvelles associations de traduction et de nouvelles encycopédies sur la traduction qui voient le jour. Ainsi, de l’Afrique  jusqu’à l’Europe et des Amériques jusqu’en Asie, on voit le développement de nouveaux cours en traduction dans des universités. Ce phénomène continue dans ce siècle actuel avec le développement de la traduction en machine. La traduction même a une histoire riche et ancienne. Elle est aussi vieille que l’histoire du monde. En fait, ses raciness peut être tracées à l’histoire de l’origine du monde donnée par la sainte Bible. D’après Génèse chapitre 11, le monde parlait autrefois une seule langue jusqu’à leur décision égoïste de construire une tour qui atteindra des cieux. Afin de mettre fin à leurs idées ambitionnistes, Dieu décide de les confondre au niveau de la langue. C’est ainsi que le monde commence à parler différentes langues. D’où, l’origine du phénomène de la traduction dans le monde car les différents peuples du monde avaient besoin de communiquer. Même si la validité de cette version donnée par la bible pourrait être contestée par différents traductologues athés , on est au moins sûr de la pratique de la traduction dans différentes sociétés anciennes. Par exemple,  Eugene Nida (1964) nous explique que la traduction faisait partie intégrante de la société babylonais  d’autrefois. Cette société comprend des copyists et des scribes dont leur devoir professionnel était de traduire des décrets, des lois et des ordonnances pour les différentes parties de l’empire plurilingue.

     À l’heure actuelle, le champs de la traduction connait déjà un bouleversement et on y voit déjà beaucoup de  changements. Enfait, cette discipline est devenue au fil du temps, plus organisée et beaucoup plus avancée que le passée. Par exemple, Joseph Che Suh (2002) explique que avant les années 1970, la traduction était principalement axée sur la mesure d’une donnée de traduction contre une notion d’équivalence idéalisée et souvent subjective. La traduction pendant ce temps-là était normative et évaluative partant sur la philosophie que le texte  cible doit reproduire le texte source et les écarts par rapport au texte original étaient inexcusables. Cette situation a évolué avec la nouvelle tendance de s’éloigner de l’analyse comparée des textes vers une description historique et l’acceptation du texte cible comme une production à part entière. Toutefois, les problèmes fondamentaux de cette discipline unique restent les mêmes.Comme le remarque Eugène Nida (p.1) :

The polyglot empire of ancient Babylon, with its hard-working core ofmultiligual scribes sending out official com munication on cuneiform tablets to the far corners of the realm, is a far cry from the electronic equipment used today in simultaneous interpretation at the United  Nations in New York. Thebasic problems of interlingual communication, however, remain the same, though in our day the terrifying potentialities of modern technology requireus to increase our efforts to guarantee effective understanding between people

     Ainsi, malgré le fait que  la traduction interlingue  est possible, le traducteur se retrouve face à beaucoup de défis. Les précurseurs de la théorie linguistique J.P Vinay et J. Darbelnet (1977) résument certains de ces problèmes fondamentaux en traduction comme  : les défis grammaticales, la perte de sens, la différence  dans les génies de la langue, la divergence dans le sens traduit, le phénomène de l’intraduisibilité et la déformation du style de l’écrivain. Dans le même sillage, Eugène Nida (1964), un adepte de la théorie d’équivalence en traduction nous donne un exemple pratique du phénomène des défis de traduction en nous présentant une expérimentation faite par des éditeurs de la magazine Polistiken, une magazine au Danemark. Les éditeurs de cette magazine ont envoyé un essai de 700 mots, rédigé par l’écrivain danois J.V Jansen à un groupe de traducteurs d’origine allemand, anglais, français et suédois. En langue danoise, cet essai était une rédaction descriptive qui comprend des phrases rhythmiques, des phrases simples et des mots uniques choisis; et qui donne des impressions vives de l’odeur de la forêt, des couleurs, de l’abondance de la faune, de la dignité du travail et de la dignité et beauté de la nature. Toutefois, les traductions reçues par les éditeurs étaient bizarres et problématiques. Un essai de retraduire ces traductions en langue danoise révélait des décalages et des pertes de sens.    

     Cet exemple valable donnée par Eugène Nida nous montre que la traduction n’est pas aussi simple comme les polyglotes ignorants pensent. Elle implique des relations compliquées entre deux systèmes distinctes , deux cultures différentes et deux façons différentes de voir le monde. La traduction implique parfois des relations d’inégalité et de domination entre des langues. Pour renforcer notre point, Peter Newmark (1988) explique que la traduction a été bien utilisé pour transmettre la culture et quelquefois dans des conditions inégales, ce qui est responsable pour des traductions partiales et falsifiées, depuis le commencement de relations parmi des pays et des cultures. Donc, le traducteur se trouve bien des fois dans des situations d’impasse où la traduction littérale ne marche plus. Dans ces cas là, c’est sa bonne compréhension des génies des deux langues ainsi que des deux systèmes qui l’aidera à s’en sortir. Ainsi, l’érudit irlandais, Michael Cronin cité par Susan Bassnett (2002) remarque  que  le traducteur est un voyageur qui est engagé dans un voyage d’un point de départ vers un point d’arrivée. Ainsi, comme une bonne capitaine, il doit mettre en marche et appliquer sa connaissance de l’aspect culturel de la traduction et le contexte de traduction pour arriver à sa destination. Devant les yeux des lecteurs naifs, il semble que le traducteur est libre de pratiquer son art comme il veut, selon son choix, ses croyances personnelles et son ideologie. Il n’y a rien de plus fallacieux. La plupart du temps, le traducteur se trouve devant des situations où il doit obligatoirement faire des choix difficiles. Voilà la situation de Joel Akinwumi et Kehinde Makinde pendant leur traduction du roman Un Nègre a violé une Blonde à Dallas de Ramonu Sanusi comme A Negro Raped A Blonde In Dallas. Il suffit de jeter un coup d’oeil dans le roman pour comprendre le niveau de difficulté auquel les traducteurs étaient confrontés. En réalité, le roman de Ramonu Sanusi est rempli des néologismes, des ruptures, des coupures, des africanismes, des emprunts,  des inventivités, des deformations , du détournement de la structure de la langue, du bouleversement linguistique et stylistique, de la mélange des genres et toutes sortes de perturbation de l’écriture. On pourrait se demander comment les traducteurs vont s’en sortir de cette impasse?.

 

Justification du Choix du Sujet

     Le sujet, “Évaluation Critique de la Traduction anglaise par Joel Akinwumi et Kehinde Makinde d’un Nègre a violé une Blonde à Dallas, est choisi à cause d’un intérêt personnel. Le domaine de la traduction nous intéresse beaucoup depuis les années de licence, ce qui nous a encouragé de choisir un sujet dans ce domaine. De même, notre constat au Département des Langues Étrangères, c’est que beaucoup d’étudiants, au niveau de maitrise, préfèrent traduire une oeuvre littéraire pour leur mémoire. Toutefois, nous voulons faire quelque chose de différent en comparant une oeuvre écrite en français avec sa traduction anglaise pour en faire ressortir sa beauté ainsi que faire des critiques valables qui aideront les traducteurs au moment de faire une nouvelle édition. Enfin, nous avons choisi ce sujet car il nous permettra de développer nos dons et expertise en traduction. En faisant cette recherche, nos yeux sont de plus en plus ouverts à certaines particularités de la langue que certains traducteurs ignorent mais qui peuvent influencer le processus de traduction. Nous devenons plus sensibles à des défis au processus de la traduction et comment s’en sortir ainsi qu’aux différences dans des génies des langues et leurs effets dans le processus de traduire.

 

     Les Objectifs de l’Etude

     Cette recherche vise à plusieurs objectifs. Certains de ces objecifs sont les suivants:

-          Nous voulons renseigner des lecteurs à travers cette recherche sur certains phénomènes qui peuvent affecter la traduction d’une oeuvre.

-          Nous cherchons aussi à tirer l’attention des traducteurs à certains particularités de la langue parfois négligées mais qui influencent le processus de traduction.

-          Nous cherchons à faire sortir et à démontrer la beauté de la traduction anglaise faite par Joel Akinwumi et Kehinde Makinde  du roman de Ramonu Sanusi.

-          Enfin, nous voulons aussi contribuer à l’amélioration de l’oeuvre traduite à travers des critiques valables de cette version que nous avons faite dans notre travail.

 

Méthodologie de la Recherche

     Cette étude est le résultat des travaux ardents au domaine de la traduction. Pour bien rédiger ce mémoire, nous avons fait recours à différents processus.Tout d’abord, nous avons commencé avec une méthodologie théorique. Ainsi, nous avons consulté beaucoup de livres et d’articles sur l’internet et ailleurs. Et puis, nous avons essayé d’établir notre travail sur des théories valables dans notre domaine, ce qui a aidé à orienter notre travail et notre recherche.Ensuite, nous avons entamé une analyse précise et une comparaison approfondie d’Un Nègre a violé une Blonde à Dallas  avec la version anglaise faite par le duo de Joel Akinwumi et Kehinde Makinde. À part la méthodologie théorique, nous avons utilisé une méthodologie pratique en faisant recours à l’entretien. Nous avons fait des entretiens avec l’écrivain du livre, Ramonu Sanusi et d’autres professeurs et spécialistes dans notre domaine. Ce qui nous a aidé à vérifier tous nos constats et des idées retenues de l’analyse de la traduction de Joel Akinwumi et Kehinde Makinde.

 

     Annonce des Chapitres

     Afin de réaliser un bon travail, nous avons décidé de diviser notre recherche en cinq chapitres. Le premier chapire sera basé sur le cadre théorique de notre travail. Là, nous présenterons les différentes définitions, théories et problèmes de traduction. Le deuxième chapitre analysera l’oeuvre et comportera la biographie de l’écrivain, le résumé de son roman, les thèmes clés , son style et les traducteurs de son oeuvre. Dans le troisième chapitre, nous ferons une appréciation de la traduction en nous basant sur sa fidélité au message de l’écrivain, son enrichisement à travers l’épaulement, sa fidélité au génie de la langue, sa tentative de recréation du style de l’écrivain,  son utilisation de l’économie ainsi que son bas niveau d’erreurs grammaticales. Au quatrième chapitre, nous focaliserons sur une évaluation des problèmes de la traduction comme : la déformation du style de l’écrivain, la perte de sens, les problèmes d’équivalence, les défis d’ordre stylistiques, le faux sens, les erreurs grammaticales, la divergence et la surtraduction. Enfin dans le dernier et le cinquième chapitre, nous ferons un entretien avec l’écrivain du roman avant de faire une analyse approfondie de cet entretien.

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